« Là où nous disons non… »

Une phrase dite par le prêtre à la messe ce midi m’a laissé perplexe. Il a demandé que Dieu nous donne aux uns et aux autres « la grâce de dire oui là où nous disons non ».
Face à une phrase comme celle-là, j’ai l’impression que mon christianisme est bien différent de celui proposé par ce prêtre.

Depuis des années, ma vie est centrée sur le Seigneur. Mais en même temps, c’est moi dont il s’agit; c’est à dire que ce que j’ai à « gérer » d’abord, c’est ma personnalité, mes caractéristiques, un peu comme si j’étais à un niveau « meta » (« au dessus ») par rapport à moi: je constate ce que je pense, et la spontanéité de mon corps, et j’essaie de guider mon esprit et mon corps vers ce qui me semble aller dans le sens du Seigneur.

L’idée que c’est mal de « dire non  » n’a pas de sens pour moi, pour deux raisons:
– D’une part parce que bien entendu, pour garder son équilibre, il ne faut pas dire « oui » à toute sollicitation, à toute demande. Il ne s’agit pas de s’épuiser (J’ai déjà cité me semble-t-il la phrase de Jean XXIII au Père Lebret: « Mon père, on croirait que vous portez le poids du monde sur vos épaules: mais Jésus l’a déjà sauvé! »). Il s’agit d’évaluer quand il faut dire oui, et quand il faut dire non!
– Et d’autre part parce que je suis un être limité, dont je regarde globalement le comportement. Bien entendu, dans ce comportement il y a énormément de péché; mais j’essaie d’être par rapport à moi-même comme une mère par rapport à son enfant qu’elle aime. Je constate mes fautes, mes faiblesses, mes lacunes, et je cherche comment « me manoeuvrer moi-même » pour aller vers plus d’amour. J’accepte ma spontanéité; c’est ainsi que je m’aime et que je découvre ce que je suis et comment me faire évoluer moi-même. Je ne raisonne pas en « oui » et « non ».

Admirer les autres!

Un article sur la confiance en soi que j’ai lu récemment dans Atlantico propose un « truc » qui m’a paru intéressant : la confiance, dit l’auteur de l’article, vient de l’admiration que l’on a pour une personne! Je vous laisse vous reporter à l’article pour voir dans quel contexte l’auteur propose cela.

J’ai aussitôt appliqué et généralisé cette idée: il est parfaitement possible de penser à chaque personne que l’on connaît en se centrant sur ce qui est admirable en elle! Cela rejoint d’ailleurs une forme de prière, mais c’est direct: Je pense à quelqu’un que je vais rencontrer, et je me mets en tête ce que je trouve admirable en elle! J’y arrive facilement.

Après avoir un peu pratiqué cela aujourd’hui, je pense qu’il y a là une mine. Cela met dans une attitude intérieure positive, active, joyeuse.

Il y a des points communs avec certains « trucs » que j’utilise déjà, comme le « rire de Clotilde » (« Choisir de sourire »), dont l’usage est quand même plus particulier.
Si la situation n’est pas tendue, l’admiration sera facilement possible et immédiatement accessible.

SIDA et préservatif: dès 1989, l’église de France?

Je lis dans le livre d’Henri Tincq sur le cardinal Lustiger que dès 1989 l’église de France avait pris position pour l’utilisation du préservatif par les couples dont l’un des membres a le SIDA. Et que cela a été renforcé en 1996, la conférence des évêques de France écrivant que le préservatif est « nécessaire » pour éviter d’être infecté « ou d’infecter un partenaire » !

Henri Tincq ajoute en note que Benoît XVI a « ratifié, en novembre 2010, ce point de vue (..) dans le livre Lumière du monde. »

Je me rappelle la polémique qui a accompagné le voyage de Benoît XVI en Afrique en mars 2009 ! A l’époque il ne me semble pas que l’on ait tellement rappelé la position officielle des évêques de France…

Le pape François… pas « 1er »

Je viens seulement de comprendre pourquoi le pape François n’a pas voulu qu’on le désigne comme étant « François 1er »…
C’est tout simplement parce qu’il ne veut pas être un souverain…Ce sont les rois et empereurs pour lesquels on ajoute un chiffre. Pas les simples évêques… (pas de « Jean-Marie 1er » ou de « André 1er » à Paris!)

Oui, pas les simples évêques… Même s’il s’agit de l’évêque de Rome.

Il se veut simplement en charge de l’unité. Et ne se fait sans doute pas appeler « souverain pontife »?

Nous créons (largement) notre environnement

En lisant le début d’un livre assez étrange (« Ho’oponopono » – c’est un mot Hawaïien), j’ai pris conscience que nos « petits choix » de chaque instant influent assez nettement sur notre relation avec les personnes présentes.

Ce livre (Editions Jouvence), que je n’ai pas pu continuer tant les affirmations qu’il contient me paraissent fausses/ridicules (ou, disons: exprimées avec un vocabulaire complètement délirant, de mon point de vue), contient cependant dès le début une proposition d’action assez intéressante.

Elle consiste (je résume), face à toute personne, à penser: « Désolé, pardon, merci, je t’aime ». Les auteurs appellent plus ou moins cela « guérir nos mémoires ». En tout cas cela peut nettement améliorer la relation.

Je me suis rendu compte qu’en répétant intérieurement cette espèce de « mantra », on peut faire des choix différents dans les paroles que l’on dit ou non, dans les regards, voire dans les gestes.

Les auteurs disent (et c’est là une conception que je ne peux pas accepter) que « la réalité physique est une création de mes pensées » ! Rien que cela! Mais il est vrai que on peut largement, à chaque instant, influer sur notre relation à ceux qui nous entourent en ayant cette attitude de demande de pardon (= de changement intérieur personnel)

Et j’ai pensé à telle ou telle personne avec qui j’ai des relations assez difficiles, à mon avis « de leur « faute » (alors que pourtant je connais des gens qui arrivent à avoir des relations apaisées avec eux…). Donc ce « mantra » est sûrement à pratiquer. Cela va dans le même sens que le « rire de Clotilde » que j’évoque ailleurs sur mon site. Les domaines d’application sont sans doute complémentaires.

Il y a peut-être d’autres idées intéressantes plus loin dans le livre; je ne sais si je choisirai un jour d’en continuer la lecture…

« Journal » sommaire

Reprise de ce blog.

Ce billet est du type Journal « sommaire », c’est à dire sans beaucoup d’explications. Un peu un « super twitter », un peu plus détaillé.

Je jette un coup d’oeil au début d’un livre « Ho’oponopono » de Bodin et Hurtado-Graciet.

(quoi qu’on pense des théories « quantiques ».. ? ?
L’idée de surveiller ses pensées, pas nouvelle, reste très efficace.

Si au lieu de me préoccuper de ce que les autres penseront, je me centre sur les pensées que j’ai, cela peut être un progrès.

– Puis dans la lecture je vois l’histoire du psy qui a guéri tous les malades simplement en « pensant »: « Désolé, pardon, merci, je t’aime », c’est (si c’est vrai) assez intéressant. Et je peux l’appliquer à des personnes avec qui j’ai du mal. Et même à un tweet que je n’aurais pas dû envoyer, car sous apparence d’amour il était une façon de critiquer quelqu’un d’autre…

6 mai – Il me semble que ce que ne font pas, en tout cas directement, ce genre de livres, c’est de nous proposer d’élargir notre vision à une communauté d’amour globale.
Et puis ce qui est le centre de ma démarche chrétienne, c’est de me laisser guider par l’Esprit. L’Esprit agit en moi et sur les événements.

Pour info: tout est rentré dans l’ordre (accents)

Voilà, tout est rentré dans l’ordre. J’arrête quand même ce blog, mais j’écris ce billet pour expliquer comment la panne concernant les accents a disparu (voir billets précédents).
Je pensais demander conseil sur l’excellent forum http://www.wordpress-fr.net/support/ , et ce forum, avant que je n’explique mon problème, m’a demandé de décrire en détail ma configuration: thème utilisé, extensions utilisées, etc.
Il m’est venu à l’idée de désactiver toutes les extensions.. et Bingo! La panne a disparu!
Cela ressemble à ce qu’il est conseillé de faire quand on a un problème d’ordinateur: d’éliminer le maximum de compléments installés, pour étudier la question sur une machine propre.
Eh bien voilà ! Bye bye quand même, « Au fil des heures ». Je ne chercherai même pas à savoir quelle était l’extension défectueuse. Si cela se trouve elles pourraient toutes être remises en place sans que le problème ne réapparaisse…

Guardini dit des bêtises…

.. si du moins la citation très longue que je lis dans un commentaire sur le site de la CCBF est exacte!

// idem ceci est un brouillon ancien que je publie finalement //

Romano Guardini est un théologien qui a eu son heure de célébrité vers le milieu du XX° siècle. Mais voici ce qu’il écrit semble-t-il en substance:

– c’est la faute des hommes si Jésus a raté son incarnation : autrement dit, le christianisme aurait été beaucoup mieux si Jésus n’avait pas été crucifié
– Il écrit en somme: il n’y avait pas de « nécessité » à ce que Jésus meure sur la croix (qu’entend il par nécessité?)
– Il imagine que Jésus aurait pu créer un ilot de douceur dans notre monde

Il n’a pas l’air de comprendre le rôle central de la croix pour chaque chrétien (mourir pour vivre, c’est en mourant que l’on renait – ressuscite)
Inversement, àjuste titre, il ne se centre pas sur le fait isolé « sacrifice du christ », comme s’il avait eu un rôle magique.

Une blessure ne disparait pas en un jour

// Dans cet article – et dans mes autres textes – il manque le rôle que peut jouer la prière: « Seigneur fais-moi trouver comment pardonner intérieurement à l’autre ». Et cela se trouve alors vite! //

Je retrouve ce vieux texte, que je n’avais pas publié a l’époque. Voilà qui est fait!

Un ami m’a demandé pardon la semaine dernière; il m’avait effectivement blessé par son comportement.
Une blessure, qu’elle soit physique ou morale, ne disparaît pas en un jour. Si j’évoque ce sujet, c’est parce que cela m’a amené à réfléchir d’une façon nouvelle sur un aspect du pardon: est-ce que dire « je te pardonne » aurait un sens pour moi, intérieurement?
Celui à qui on dit cette phrase se sent réconcilié, ce qui est important. Mais pour celui qui le dit, quel sens l’expression a-t-elle, dans sa psychologie intérieure? Le mal reçu s’est inscrit dans notre corps, et ne peut pas facilement en être effacé.
Jacques Salomé (voir la fin du texte en lien ci-dessous) propose – quand on le peut – de restituer à l’autre sa violence par un objet ou par un texte: « Ce que tu m’as dit/ce que tu as fait, ce sont tes mots/tes actes; je te les restitue »; on élimine ainsi symboliquement de son propre corps la violence reçue. Les textes de Salomé ne semblent pas évoquer l’expression « Je te pardonne ».
Je suis convaincu que dans trois mois et même avant (voir mon texte « Pour pardonner, donner« ), le temps aura fait son oeuvre et que l’incident ne sera plus du tout vivant dans mes nerfs et dans mes muscles; si à ce moment-là j’en reparle avec mon ami, je pourrai lui dire que cela n’a plus d’importance, que c’est vraiment du passé; mais je ne suis pas sûr que je lui dirai pour autant « je te pardonne »… Je n’aime employer que les expressions qui ont un sens pour moi.
Jésus nous a dit de pardonner; cela n’entraîne pas que dire que l’on pardonne soit toujours faisable, même pour de petites choses; ni toujours approprié. L’autre devra se contenter de nous avoir demandé pardon.
– Les mots peuvent avoir autant de poids que les actes: la parole nous crée humains, et définit la relation.

Probleme sur ce blog

Les accents ne passent plus depuis hier… J’avais commence (« commenc? ») a rajouter des titres aux billets les plus anciens qui n’en avaient pas. Est-ce la cause? C’est le blog dans son ensemble qui est d?faillant (les menus de la partie administration remplacent, eux, les accents par des signes cabalistiques…)

Je risque donc d’abandonner ce blog, ce qui evitera la dualite qu’il y avait tous ces temps ci.

Rendez-vous sur http://www.plestang.com/blog !