Connaissez-vous Erri de Luca? Je le découvre, et vous offre ces deux textes: Une discussion à son sujet entre deux journalistes, vraiment pas d’accord, et cet extrait du livre « Une tête de nuage », sur Marie et Joseph:
Magnifique, non?
Connaissez-vous Erri de Luca? Je le découvre, et vous offre ces deux textes: Une discussion à son sujet entre deux journalistes, vraiment pas d’accord, et cet extrait du livre « Une tête de nuage », sur Marie et Joseph:
Magnifique, non?
Je retrouve, sous ce titre, un bref texte que j’ai écrit (1979 ?)
! !
Une bonne nouvelle, que je viens seulement d’apprendre par mon ami le père X. :
Nous n’aurons pas à dire: « C’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute ! »
Pour ceux qui ont raté les épisodes précédents, il y avait un désaccord depuis plusieurs années entre, d’une part les Conférences épiscopales francophones, et d’autre part la « Congrégation pour le culte divin », concernant plusieurs phrases du nouveau missel officiel francophone (comportant notamment la nouvelle traduction du Notre Père): la mise en vigueur de celui-ci était donc bloquée depuis plusieurs années.
« Rome » (en la personne du Cardinal Sarah, préfet de la dite congrégation) exigeait que le missel francophone soit strictement fidèle à la version latine, considérée comme la référence. Cela conduisait notamment à abandonner l’actuel « Oui, j’ai vraiment péché » dans le Confiteor au début de la messe, pour revenir à l’antique « C’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute »..
Le Pape a tranché en septembre dernier, d’abord en réaffirmant l’autorité des conférences épiscopales, puis en « recadrant » explicitement le cardinal Sarah.
Voir ces articles de La Croix (pour abonnés seulement): un et deux.
Et la même information ici:
http://nsae.fr/2017/10/27/traductions-liturgiques-le-pape-desavoue-le-cardinal-sarah/
Ainsi que par exemple ce texte très critique contre le Pape:
http://benoit-et-moi.fr/2017/actualite/le-pape-corrige-le-cardinal-sarah.php
Les NDE représentent pour moi une sorte d’esquisse de ce à quoi peut ressembler l’au-delà (voir l’excellent livre du Dr. Jourdan).
Et voilà qu’un livre sur les mediums, meilleur que ce que j’avais lu précédemment, « Le test », de Stéphane Allix (Albin Michel), me montre qu’il existe apparemment un aspect bien différent de l’au-delà ! D’où ma perplexité ! J’avais lu un article de Stéphane Allix qui ne m’avait pas convaincu. Puis la lecture du début gratuit du livre, sur Kindle, m’a donné envie d’en lire plus.
La première partie du livre raconte notamment l’histoire d’un medium qui a découvert peu à peu ses pouvoirs, dès son enfance. La façon dont c’est raconté par S.Allix rend la chose tout à fait croyable.
Et une séance de ce medium, en contact avec les amis et la famille décédés de l’auteur, sans que celui-ci ne prononce un seul mot (le medium avance en somme à l’aveugle !!) donne vraiment à penser.
Que sont ces ombres qui s’expriment de façon floue et allusive? Et par ailleurs que sont ces êtres, nombreux, que le medium – quittant son corps – a vu une fois, circulant au milieu des clients d’un supermarché?
Les sceptiques refuseront tout cela. De mon côté je suis impressionné, et je prends note !
L’au-delà est peut-être bien plus compliqué que les NDE ne le laissent penser ! !
Ah! One more thing !
Je me rends compte, à la réflexion, que j’avais écarté de mon esprit le dernier livre du Dr Charbonier, qui est devenu une sorte de gourou des contacts de type mediumniques. Son livre « La chose.. » m’avait laissé perplexe – j’avoue que je n’ai toujours pas compris/retenu ce qu’il appelle ainsi. Toujours est-il qu’il organise des séances de prise de conscience, bon pourquoi pas; il a toujours une image de Padre Pio, et c’est cela qui a fait « tilt » finalement ce midi. Ces gens de l’au-delà qu’il contacte, ou qu’il amène les gens à contacter, jouent le rôle d’anges. Je ne dis pas « sont des anges », pour ne pas en dire plus que ce qu’on peut cerner à ce stade.
Et ce serait cela, l’autre dimension de l’au-delà: non pas des gens qui sont dans un nuage de bonheur (NDE classique), mais des gens qui errent parmi nous, peut-être pour nous aider – ou pas. Et puis il y a aussi les NDE négatives, affreuses, à ne pas oublier.
Enfin… Tout cela fait un au-delà!
Le début de notre messe quotidienne est souvent marqué par l’insistance du prêtre à nous dire qu’il faut demander pardon parce que nous n’avons pas fait assez d’efforts…
Ce n’est pas ma conception de la spiritualité; ni non plus du péché et du pardon. Il ne s’agit pas d’abord de faire des efforts.
Je me constate pécheur – c’est à dire limité dans mon amour. Je sais aussi que je fais des péchés.
Mais surtout, et c’est beaucoup plus important, je souhaite entrer davantage dans l’amour du Seigneur. Je me reconnais « aimant peu »: non par une « absence d’efforts », mais parce que j’en suis là où j’en suis…
Comment progresser? Mais.. en se remettant entre les mains de Dieu ! On progressera beaucoup plus ainsi que par notre volonté.
Penser « volonté » (efforts), pour moi c’est un manque de confiance en l’amour du Seigneur qui ne demande qu’une chose, c’est que nous nous assouplissions, que nous nous détendions pour sentir de plus en plus finement des choix possibles, des envies nouvelles, des douleurs nouvelles dans les autres et en nous-même. Nous deviendrons doux (Je reconnais Seigneur, que je suis loin d’être doux – mais je sais que ce n’est pas par des efforts que je deviendrai plus doux: au contraire, c’est par le laisser-aller entre tes mains !! 🙂
La spontanéité a un rôle essentiel, pour apprendre à se connaître: il s’agit d’être soi-même, dans l’amour.
Seigneur, montre-moi mon chemin d’amour ! Je me remets entre tes mains.
Un prêtre raconte l’histoire suivante. Un homme, avant la messe, demande à se confesser; et il récite: « J’ai manqué au 7° commandement, deux fois; et au 3° commandement, une fois ». (Je ne sais plus si c’étaient ces commandements-là, dont je n’ai d’ailleurs pas vérifié ce qu’ils sont).
Si j’avais été le prêtre, j’aurais « repris la main », et demandé:
P – Comment vous appelez-vous? Quel est votre prénom?
– (Supposons) Antoine.
P – Antoine, est-ce que dans la semaine passée, vous avez montré de l’amour envers quelqu’un? Est-ce que vous avez aimé?
– ….
P – Oui, est-ce que vous avez fait des actes d’amour?
– Je crois.
P – Bon ! Eh bien c’est cela qui intéresse le Seigneur !
P – Et maintenant, Antoine, tournons-nous vers le Seigneur: imaginez que vous êtes auprès de la croix, que Jésus est là, encore vivant. Est-ce que vous pouvez vous représenter cela?
– …
P – Parlez à Jésus, il est là! Essayez de lui dire quelques mots!
– Jésus, … (silence)
P -C’est bien ! Le Seigneur vous aime. Je vais vous donner l’absolution.
(Je reproduis ici un ancien billet – avril 2006 – du blog « Parler du web », que je souhaite modifier et j’avoue ne plus savoir comment faire! D’où le texte ci-dessous – Mais voir aussi – et peut-être d’abord, le texte sur mon site actuel).
Des échanges de vues ont eu lieu récemment au sein de l’association de webmestres chrétiens Eklesia.net (aujourd’hui disparue) sur l’utilité ou non d’un site web pour une paroisse.
D’un côté il est clair que, si ce site n’a que des informations pratiquement invariables les membres de la communauté n’auront guère de raison d’y venir. Il serait intéressant d’ailleurs de savoir s’il existe des groupes locaux (non chrétiens), genre association ou autre, dont les membres se rencontrent physiquement et qui ont en plus un site web actif pour s’informer et discuter; ou bien si en quelque sorte les sites web servent surtout à relier des gens qui n’ont pas de liens par ailleurs!
Par contre un certain nombre d’objectifs demeurent pour un site paroissial:
– D’abord, pour les nouveaux arrivants dans la commune, leur permettre de disposer des informations minimum sur l’endroit où prendre contact, pour les catéchismes etc. Et de même, pour les non-pratiquants habituels qui veulent préparer un mariage, etc.
– Ensuite, si l’église est intéressante du point de vue artistique, donner ses heures d’ouverture, et proposer une réflexion associant culture et foi: il y a là un énorme travail possible, pour permettre aux pierres, vitraux, etc. de témoigner de la foi de ceux qui ont réalisé ces édifices!
– Et enfin, profiter de ce contact que les visiteurs occasionnels du site ont avec l’Eglise pour leur proposer des liens vers des sites où ils trouveront une pâture intellectuelle et spirituelle: Port Saint Nicolas, Cathonet, le Cybercuré, le Portail du mariage et du couple, la Maison Arc en Ciel, etc.
Une participante de cet échange ajoute: “Le site doit témoigner d’une communauté qui vit, avec des photos récentes”. Et surtout il doit y avoir “quelques lignes fraternelles et accueillantes quand il s’agit de ‘demander le baptême de son enfant’ ou ’se marier à l’Eglise’, et pas des pages qui commencent par ‘il faut impérativement contacter le curé un an avant la date prévue du mariage’ ou ‘ne peuvent se marier à l’Eglise que des personnes qui n’ont pas déjà été mariées religieusement’…
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Post scriptum: l’utilisation de ce billet (reproduction tel quel ou modifié) est libre et encouragée!
PS 2: – Voir un article complémentaire, “Dix questions avant de créer un site chrétien“ (WayBack archive)
– Voir aussi, sur le site “Choisis d’aimer”, le texte Sites web chrétiens: quelques réflexions
Je crée une nouvelle page, « Nouvelles notes« , qui a vocation à rassembler, par thème, des textes qui me semblent importants. Un peu le genre de textes que je mets sur Facebook.
Ce billet vise à permettre les commentaires, ci-dessous !
On le sait, il y a des chants qui, théologiquement, ne sont pas corrects, l’exemple le plus célèbre étant le « Minuit chrétiens » (« apaiser le courroux de Dieu »), que le cardinal Lustiger avait interdit dans son diocèse.
Hier à la messe deux chants m’ont paru, sinon erronés, et tout cas peu satisfaisants spirituellement.
L’un est un chant de Taizé (que je ne connaissais pas), qui affirme bravement, en espagnol, que celui qui suit la route de l’amour ne se fatigue pas, et « ne fatigue pas » (les autres je suppose). Voilà une vision bien optimiste ! Le chemin de l’amour me paraît au contraire comporter bien des fatigues. Et comme nous ne sommes pas parfaits, tout au long de ce chemin, nous devons aussi fatiguer les autres .. (et « fatiguer Dieu » aussi, si nous en sommes toujours dans la même situation qu’à l’époque d’Isaïe – 7,13 !).
L’autre, plus connu je pense, est: « Je suis trop petit pour faire de grandes choses.. » C’est de Thérèse de l’Enfant Jésus, et spirituellement on peut dire cela… mais en même temps Thérèse est la preuve du contraire!
Au contraire: parce que nous sommes petits, si nous sommes petits, Dieu fera de grandes choses.
« Fais-moi découvrir combien je suis petit; fais moi devenir tout petit! Et tu pourras, Seigneur, faire de grandes choses! »
Tout cela est sous-entendu dans la pensée de Thérèse. Mais il ne faudrait pas que le chrétien déduise, de la formulation du chant, que de grandes choses ne se feront pas à travers lui.
Depuis quelque temps, je me suis lancé un peu plus dans la prière, par exemple avant la messe quotidienne et après la communion à cette même messe.
J’explique cela dans « Fais le silence » et dans « Silence » (peu différent du précédent).
Cela comprend un engagement du corps, qui se concentre pour s’harmoniser avec le silence extérieur…
Et voilà qu’en repensant au « Rire de Clotilde » je me suis dit que je pouvais, dans la prière, procéder de même à une sorte de manipulation intérieure pour me disposer à prier: sentir ma poitrine et mon coeur s’élargir, une paix me remplir.
Créer une attitude intérieure. Sentir la prière s’épanouir en moi.