« Transpercé par nos péchés »?

Dans mon travail « Approches« , je devrais aussi mentionner Isaïe 53,5 qui, dans la traduction liturgique, se lit: « C’est à cause de nos fautes qu’il a été transpercé, c’est par nos péchés qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous obtient la paix est tombé sur lui. » Bien des auditeurs chrétiens n’acceptent pas ces affirmations (j’en ai encore rencontré un-e hier soir).
A noter que plusieurs traductions actuelles disent les choses différemment, par exemple « broyé à cause de nos perversités » (TOB): on peut le lire comme disant qu’à cause des fautes « du peuple juif » (en fait: de ses dirigeants) il est mis à mort.

Broyé par nos péchés? Mort à cause de nos péchés? Je préfère dire: ayant vécu l’amour jusqu’à la mort pour nous montrer le chemin de sortie du péché.

Jésus a « racheté »?

Chemin de croix; je découvre une formule apparemment traditionnelle – bien que facultative: « Nous te bénissons Jésus… parce que tu as racheté le monde par ta sainte croix ».
Deux objections: Jésus n’a pas « racheté » l’humanité au sens strict; il lui a ouvert une voie, l’a libérée ; ce n’est pas tout à fait pareil. D’autre part ce n’est pas la croix en tant que telle qui est en cause, mais l’ensemble de sa vie, de sa mort et de sa résurrection.

Dieu « hait »?

Photo vue sur Internet: Deux évangéliques US face à face; l’un porte une pancarte « Dieu hait les homosexuels ». L’autre lui dit « Dieu ne hait personne; c’est notre péché qu’il hait; nous sommes tous pécheurs ».
Mais est-ce que le mot haïr convient à l’attitude de Jésus, et donc de Dieu? Je vois souvent Dieu plutôt comme une maman qui regarde grandir son enfant et l’accompagne.