Voici des accents: ? ? ?…
Par contre dans les commentaires ils passent bien!!
Et dans certaines pages de l’administration (M?dias>Biblioth?que) les titres sont correctement accentu?s!
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Par contre dans les commentaires ils passent bien!!
Et dans certaines pages de l’administration (M?dias>Biblioth?que) les titres sont correctement accentu?s!
Un prêtre nous dit: « C’est Dieu qui aime en nous ». Et un peu plus tard: « Viens Seigneur, viens aimer en nous! »
Cela ne revient-il pas à nous nier nous-même? A ne pas pouvoir aimer? Pourtant nous aimons! Pas très bien, mais tout de même un peu! Jésus nous a demandé d’aimer; il n’a pas dit que ce serait l’Esprit qui aimerait en nous.
Il serait plus correct de dire que Dieu vient nous changer: nous diviniser, en « lavant ce qui est souillé », etc. (Viens Esprit Saint.. »). Nous sommes un peu comme dans une famille: des enfants qui font confiance à leur Père, qui grandissent et comprennent ce qu’ils lui doivent et ce qu’ils reçoivent de lui à chaque instant.
Et peu à peu, nous pouvons vivre en Lui. C’est toujours nous; et c’est Lui.
« Viens, Seigneur, nous apprendre ? aimer: mettre en nos coeurs ta force d’amour ».
Encore une oraison qui pose problème aujourd’hui; et doublement:
« Tu as voulu que ton Fils naisse de la vierge bénie afin que son humanité ne soit pas soumise à la condamnation de notre race« .
Toujours l’idée qu’il y a eu aux débuts de l’humanité une « descente » à la suite de la faute d’Adam. On peut lire autrement l’histoire des hommes avec Dieu.
Et en outre le texte inverse les rôles de Marie et de Jésus: ce serait Marie dont la virginité sauverait Jésus du péché?
Texte assez peu orthodoxe, non?
Dimanche 1° janvier; je souhaite à tous les lecteurs de ce blog une année de paix: paix extérieure si possible; paix intérieure en tout cas, en Dieu.
Aujourd’hui à la messe le prêtre a commencé par proposer que nous rendions grâce pour l’année passée; idéalement il faudrait sans doute faire plutôt cela le 31 décembre. Et puis, avons-nous toujours matière à rendre grâce? Oui, je pense que chacun de nous, en cherchant, peut trouver matière à rendre grâce, dans la foi; mais pour certains cela peut être difficile.
Puis le prêtre a souhaité à chacun, pour l’année qui vient, la santé… Pourquoi pas, mais on sait bien que beaucoup auront d’une façon ou d’une autre des pépins de ce côté là; alors est-ce vraiment cela que les chrétiens peuvent se souhaiter?
Il me semble que ce que nous pouvons nous souhaiter, c’est de marcher sur le chemin que le Seigneur nous propose. Et cela s’exprime tout simplement en souhaitant à l’autre d’avoir en lui la paix intérieure.
A travers les ennuis, les difficultés peut-être graves que nous aurons, le mieux est d’arriver à garder la paix du coeur, par notre relation à Dieu.
La puissance de la louange est pour moi une dimension essentielle de la vie spirituelle. Peut-être créerai-je dans quelque temps sur mon site une page « pratique de la louange »… Voici, en bref, quelques exemples de ce qu’elle pourrait contenir:
Echec d’un projet: Merci, Seigneur, de ce que ce projet que j’avais n’ait pas réussi; tu sais mieux que moi ce qui est bon, pour moi et pour ce que je voulais faire avec ce projet. Loué soit ton nom. »
Péché: Merci Seigneur: cette attitude que j’ai eue, cette erreur que j’ai faite, tu me les as montrées; je me découvre honteux et pécheur. Loué sois-tu de m’aider ainsi à découvrir mes manques d’amour. Que ton règne vienne. Que ton nom soit béni.
Personnes difficiles: Merci, Seigneur, pour ces personnes difficiles avec qui tu nous donnes d’avoir à vivre. Tu les aimes, tu les connais; donne-moi, donne-nous de les aimer profondément et de nous réjouir de les rencontrer.
Petit pépin technique: Merci Seigneur pour cette panne inattendue et gênante. Tout est entre tes mains; je te confie ma tension, mon mécontentement. Mets-en moi ton esprit de louange, de confiance, de joie!
Il ne suffit pas de dire ces paroles « sans y croire » ! Une pratique suffisamment longue amène à se remettre vraiment, dans la joie intérieure, entre les mains du Seigneur.
.. mais c’est vrai – ou du moins je suis convaincu que cela l’est ».
C’est peut-être en ces termes que l’on peut parler à un athée qui dirait que Dieu est absurde, qu’il est une invention des hommes etc.
Je suis en train d’écouter une conférence sur « philosophie et mystique »; et je me perds un peu dans la description systématique et détaillée de caractéristiques supposées des expériences mystiques, qui ne paraissent pas vraiment différentes de ce qu’est toute prière.
C’est dans le « Théo » que j’ai trouvé (une fois de plus – j’aime bien le Théo!) une présentation simple et claire: on entre dans la relation mystique avec Dieu lorsqu’il y a extase; lorsque l’on est en quelque sorte arraché à soi-même.
Il suffisait de le dire!
On parle souvent de la « nuit de la foi » qu’ont vécu certains saints comme Thérèse de Lisieux ou Mère Teresa: elles n’avaient aucun sentiment ni aucune assurance comme quoi elles étaient sur la bonne voie.
Est-ce qu’elle se demandaient si elles avaient raison de continuer le choix de vie qui était le leur? Je n’en suis pas sûr; elles étaient peut-être « seulement » dans la « désolation »: un peu comme si elles n’avaient pas de nouvelles d’un être aimé. Ou alors peut-être s’agissait-il aussi d’une tentation.
J’ai tendance à faire un rapprochement entre la situation ci-dessus et une conviction que j’ai depuis des années. A savoir que, même s’il n’y a rien après la mort, cela vaut la peine de vivre en chrétien, de se donner entièrement à l’amour. Car c’est, pour moi et certainement pour beaucoup d’autres, la seule façon de vivre qui puisse nous satisfaire; un trésor que nous avons trouvé et qui nous remplit. Et comme nous nous remettons entièrement entre les mains du Seigneur, la désolation, la nuit, si elle doit se produire, sera un morceau du chemin, accepté à l’avance.
Samedi dernier j’ai eu la chance de participer avec plusieurs autres catholiques à un culte réformé (célébré exceptionnellement un samedi!) qui m’a fait forte impression. La pasteure, souriante et posée, a suivi une ligne très sobre, parlant de façon brève et uniquement quand c’était nécessaire; elle a essentiellement guidé la prière commune dans une atmosphère recueillie et avec de nombreux chants modernes; il est vrai que nous étions dans le cadre du Chemin Neuf. Mais aussi avec des moments de silence, permettant la prière personnelle.
Son homélie (est-ce le bon mot) a de même été sobre, regroupée en quelques commentaires, sur le contexte du passage, les destinataires de ce que dit Jésus, etc.
Parmi les moments de prière j’ai notamment apprécié celui où elle nous a dit: « Nous allons maintenant rester un moment en silence pour que chacun puisse prier pour les personnes qu’il connaît et qui en ont besoin ».
Au moment de la Sainte Cène toute l’assemblée a formé un grand cercle; la pasteure a indiqué que son Eglise accueillait à la Sainte Cène toute personne reconnaissant Jésus comme Dieu (enfin je ne sais plus si ce sont les mots qu’elle a employés), et elle a proposé – comme nous le faisons lors de nos messes – aux personnes qui ne souhaitaient pas participer de croiser les bras; elle s’est alors arrêtée devant chacun d’eux en priant à haute voix pour eux. Le pain qu’elle a distribué, c’étaient d’assez petits morceaux d’un pain de type campagne; le vin, rouge, était dans des équivalents de calice, plus étroits (l’intinction serait difficile). Pas de petit linge pour essuyer le calice après que chacun a bu; c’est le seul point qui m’a gêné.
Au total une cérémonie émouvante pour moi, où j’ai pleuré la division des chrétiens.

Un intéressant colloque vient de se tenir dans le cadre de la Communauté du Chemin Neuf. Pendant trois jours, des philosophes et des théologiens ont réfléchi sur les relations entre les deux disciplines, ainsi que sur le thème « foi et raison ».
Les contributions étaient toutes d’un niveau élevé (parfois trop…). Un régal pour l’esprit. Une bonne occasion de découvrir les recherches actuelles dans ces domaines, et aussi de revenir aux « classiques », relus d’une façon très fine par certains intervenants.
Les contributions du colloque seront prochainement disponibles sous forme audio sur le site de la Communauté (rubrique « Enseignements »).
– Je reproduis ici un texte que j’ai écrit en 1998: « La théologie est une réflexion sur ce que nous dit Dieu; la philosophie est une réflexion au niveau humain, avec tous les hommes. Chacune éclaire ou peut éclairer l’autre. Le chrétien, par la connaissance personnelle qu’il a de l’amour de Dieu, peut faire remarquer au philosophe des lacunes ou des erreurs possibles de son système; la philosophie peut élargir notre réflexion chrétienne, et donc nous amener à poser différemment les problèmes de foi. »